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Le Cybercrips
Le Cybercrips
Le Cybercrips
J-B. Lusignan
J-B. Lusignan
J.L. Van Den Bergh
J.L. Van den Bergh
Mandy, Caroline Et Julie
Mandy, Caroline et Julie
Mickaël Naassila
Mickaël Naassila
P. Jeammet
P. Jeammet
Interview De G. Portier
Interview de G. Portier
Etre Père D’ados
Etre père d’ados
Etre Mères D’ados
Etre mères d’ados
S. Tisseron
S. Tisseron
Wendy Et Myriam
Wendy et Myriam

Petit préambule sur notre démarche

L’adolescence est une période de découvertes, d’expérimentations, durant laquelle les jeunes vont apprendre à trouver des limites en terme d’expériences acquises où la synthèse qu’ils vont faire « entre les bénéfices, les inconvénients et les dommages (sociaux, juridiques, psychiques, physiques…) d’une consommation d’un produit psycho-actif»1, influencera leur comportement.

La démarche de l’A.N.P.A.A. en prévention : Questionner un comportement plutôt que diaboliser un produit ou viser l’abstinence ! Nous pensons qu’il est important d’avoir en tête que se questionner sur le sens d’une consommation, d’un comportement et du rapport au produit est plus pertinent que de ne s’intéresser qu’au produit. Souvent se cache une souffrance derrière le recours à un produit.

Les interventions de l’A.N.P.A.A. n’ont pas pour but « de faire la morale » parce que les jeunes dépassent les limites, mais plutôt voir ce que chacun d’entre eux fait pour trouver du plaisir, d’où la proposition de s’investir sur une pratique artistique, une création collective, ou un projet commun comme celui mené (entre autres) avec le lycée Jules Verne de Grandvilliers.
Nous avons vraiment voulu mettre en avant d’abord le plaisir éprouvé, les motivations à adopter certains comportements, pour ensuite amener une réflexion sur les mésusages qu’on peut en faire grâce à ces interviews.

Dans toute conduite addictive, il y a, au départ, des bénéfices à consommer. Le produit apporte d’abord un bénéfice, calme une angoisse, peut rendre moins timide, etc., mais quelles alternatives trouver ? Besoin de mettre des mots pour parler du manque. Il est donc important de questionner les effets recherchés dans le recours à la consommation d’un produit psycho actif et sur ce qui amène à consommer.

C’est la raison pour laquelle, lors de nos interventions, nous amenons les jeunes à se questionner sur ce qu’on peut faire pour aller mieux plutôt que de prendre des risques (recherche d’alternatives à la consommation de produits psycho actifs ou à des pratiques sexuelles risquées). Ce genre de démarche a l’avantage d’apprendre à résoudre des problèmes autrement.
Pour ce qui est de la thématique de l’éducation affective et sexuelle, il nous a semblé primordial de l’aborder avec les ados la vie affective d’abord, pour ensuite pouvoir aborder la question des premiers rapports sexuels. Aborder la question de la sexualité uniquement par le biais de messages « négatifs » ne permet en aucun cas aux ados d’identifier les freins à la protection sexuelle.

Il ne faut pas hésiter à questionner les ados sur ce qu’ils attendent d’une action de prévention, c’est en les impliquant dans la mise en place d’un programme au plus proche de leur réalité qu’on pourra imaginer des projets vraiment « en phase »  et les messages pourront alors être véhiculés (par les pairs), être intégrés; voire même modifier autant que faire se peut les comportements des adolescents.

C’est dans ce contexte là, que nous avons monté ce projet de création de DVD afin d’aborder l’adolescence aussi bien par le biais des conduites addictives, des conduites à risques, de la sécurité routière, d’Internet et des réseaux sociaux, en passant par la question des relations affectives et de la sexualité, de manière transversale et non cloisonnée dans un souci d’approche positive et globale de la santé des jeunes.

1  Philippe Batel

Visionnez la BANDE ANNONCE du DVD2 :