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Les leviers et recommandations d’une telle démarche de prévention

Les leviers qui ont fait de ce projet une démarche de prévention efficiente

  • Communiquer et valoriser :

Pour mettre l’accent sur les retombées non prévues de la démarche.
Pour faire un suivi régulier et souligner les résultats déjà acquis pour donner envie de persévérer.

  • S’adapter et faire évoluer le projet au fur et à mesure avec les jeunes, tout en restant rigoureux sur le suivi du projet, les objectifs fixés et l’évaluation de chaque étape, afin :

d’accueillir de nouveaux partenaires dans le projet (intégrer de nouveaux jeunes au cours de l’année dans le projet),
de s’autoriser à faire évoluer le projet et à ajouter de nouveaux objectifs, tout en s’assurant de la cohérence de la démarche avec la motivation des jeunes (le fait d’avoir approfondi la réflexion avec un 2ème DVD), de définir précisément les responsabilités de chacun et le planning du projet (proposer à certains jeunes d’occuper à la fois le rôle de témoin, d’interviewer et de monteur),
de comptabiliser et communiquer le temps nécessaire pour chaque étape.

  • Savoir être exigent :

En favorisant les échanges et la qualité des relations entre les différents groupes de jeunes impliqués. (la classe projet, les volontaires, les internes) durant les 3 années (un travail important dans le cadre d’ateliers menés à l’internat durant de nombreuses semaines a permis une relation de confiance, qui a sans doute contribué à l’authenticité des témoignages du DVD1).
En mettant l’accent sur la qualité des messages de prévention et de promotion de la santé, en s’appuyant sur la capacité des jeunes à s’approprier ces messages.
En montrant l’importance de l’investissement au niveau individuel qui va alimenter et renforcer l’implication collective, la co-construction, l’autonomie, et l’appropriation du projet par l’ensemble des jeunes engagés dans la démarche.

  • S’appuyer sur l’ensemble des partenaires du projet (jeunes, parents, l’ensemble de la communauté éducative de l’établissement scolaire, structures, partenaires, professionnels compétents…) et reconnaître la place et le rôle de chacun et particulièrement :

La totale confiance du chef d’établissement
L’investissement et la motivation des porteurs du projet
L’adhésion, la disponibilité et la bienveillance des parents et des professionnels interviewés,
La qualité du partenariat entre les porteurs du projet,
La reconnaissance et le soutien des financeurs,
Le professionnalisme de partenaires compétents dans le domaine de l’audiovisuel

Recommandations suite aux difficultés que nous avons rencontrées :

  • Vérifier régulièrement et pour chaque étape du projet, que les partenaires sont toujours partie-prenantes
  • Avoir conscience qu’un projet de cette ampleur peut vraiment être chronophage (à la fois pour les porteurs du projet mais aussi pour les jeunes impliqués dans la démarche). Attention à limiter le temps pris aux élèves sur leurs heures de cours.
  • Anticiper la communication sur le projet « hors les murs » pour valoriser au mieux les jeunes et leur implication (médias, auprès des partenaires, des parents …)
  • Anticiper au mieux les possibles contraintes techniques liées à l’outil utilisé, la vidéo : choisir du matériel adapté aux besoins mais aussi aux capacités du projet (éviter par exemple d’acheter du matériel « trop performant ») // Favoriser des endroits calmes pour les prises de son // Éviter de multiplier les lieux d’interviews pour éviter de trop grandes différences dans les prises de son // Prévoir un système de sauvegarde conséquent au regard de la lourdeur des fichiers vidéo.
  • Persévérer : face aux imprévus, aux problèmes matériels et aux désengagements d’un des partenaires initiaux, l’équipe s’est adaptée [le plus impressionnant dans ce projet réside dans le fait que les jeunes aient travaillé sur un projet vidéo sans caméra durant 6 mois sans avoir abandonné ni baissé les bras et dans la durée (3 années pour certains d’entre eux) !].